Il y a toujours eu un gène de grand conservateur dans ma famille. Nous sommes dimanche, la famille est réunie, nous mangeons un bon poulet acheté à la ferme la plus proche pour faire croire que nous faisons tourner l'économie locale quotidiennement. Au malheur de mon père, ce gène n'était pas en moi. Je n'ai jamais vraiment apprécié les repas du dimanche et le fait de faire toujours le même poulet, toujours le même jour. Petit, j'accompagnais ma mère acheter le poulet et j'avais toujours le droit à la même scène. « Comment allez-vous ? Le grand air n'est ce pas vivifiant ? Oh mais c'est que le petit a encore grandi depuis la semaine dernière ! » Et ce jusqu'au jour où j'ai dérobé discrètement le fameux poulet afin de le donner à la première personne que j'ai pu croiser dans la rue. Ce fut un grand jour pour moi, même si je venais de tuer l'ambiance au sein de la famille.
Je n'ai jamais vraiment voyagé dans mon enfance d'où l'incompréhension, une de plus, de la part de mon père lorsque je lui parlais d'explorer de nouveaux plats, de nouvelles choses et s'ouvrir à d'autres cultures.
Aujourd'hui, je peux me permettre de voyager, la reconnaissance de mon travail, étant en plein essor. Je vis dans un appartement plutôt sympathique, en plein c½ur de Londres, ville puissante au niveau culturel et où je me plais sans vraiment me sentir chez moi. Je comptais m'en aller récemment mais c'était sans compter sur le fait que j'ai eu la chance de rencontrer, tel un scénario de film américain, la fille qui su combler le manque de soutien psychique et sentimental qui était en moi depuis la naissance de ma personnalité. Donc je suis encore là bas et elle se plaît trop pour s'en aller. J'ai toujours cru que je ne m'attacherai pas vraiment et que je prendrai mes décisions seul mais il lui suffit d'un sourire pour effacer une vingtaine d'années de constructions de principes propres à moi-même. Que de romantisme.
« L'artiste ! Tu veux un café ? » Mon frère. Le descendant spirituel et physique de mon père, mêmes propos, mêmes idéologies, même point de vue sur moi. Un second cauchemar qui prendra la relève lorsque son père nous quittera. Futur paix à son âme.
BESTFRIEND
Je n'ai jamais vraiment voyagé dans mon enfance d'où l'incompréhension, une de plus, de la part de mon père lorsque je lui parlais d'explorer de nouveaux plats, de nouvelles choses et s'ouvrir à d'autres cultures.
Aujourd'hui, je peux me permettre de voyager, la reconnaissance de mon travail, étant en plein essor. Je vis dans un appartement plutôt sympathique, en plein c½ur de Londres, ville puissante au niveau culturel et où je me plais sans vraiment me sentir chez moi. Je comptais m'en aller récemment mais c'était sans compter sur le fait que j'ai eu la chance de rencontrer, tel un scénario de film américain, la fille qui su combler le manque de soutien psychique et sentimental qui était en moi depuis la naissance de ma personnalité. Donc je suis encore là bas et elle se plaît trop pour s'en aller. J'ai toujours cru que je ne m'attacherai pas vraiment et que je prendrai mes décisions seul mais il lui suffit d'un sourire pour effacer une vingtaine d'années de constructions de principes propres à moi-même. Que de romantisme.
« L'artiste ! Tu veux un café ? » Mon frère. Le descendant spirituel et physique de mon père, mêmes propos, mêmes idéologies, même point de vue sur moi. Un second cauchemar qui prendra la relève lorsque son père nous quittera. Futur paix à son âme.
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